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Les mutuelles restent sur leurs positions en ce qui concerne les réseaux de soins

Même à deux jours de l’examen de la proposition de la loi sur les réseaux de soins  par les députés, l’Union des jeunes chirurgiens dentistes tient à réaffirmer son refus du système que les mutuelles veulent mettre en place. Pour les jeunes chirurgiens dentistes, un tel acte est injustifié alors même que la France souffre d’un manque de médecins. Et Philippe Denoyelle, président de l'UJCD-Union dentaire, considère que la proposition de loi n’a aucun sens et qu’il faudrait plutôt réfléchir à la longueur de l’attente des patients pour obtenir un rendez vous.

Et c’est dans ce sens que l’ l'UJCD-Union dentaire exige la négociation d’une convention dentaire nationale.

 

Il faut savoir que le projet de loi concernant les réseaux de soins pour les mutuelles fait parler tout le monde de la médecine française. Toutes les professions sont à leur tour exposées à une réalité que les chirurgiens dentistes vivent et stigmatisent depuis de nombreuses années déjà. Pour rappel, s’il est voté, ce projet de loi permettra aux mutuelles de pratiquer des remboursements plus avantageux pour ceux de leurs adhérents qui fréquentent les réseaux de soins spécifiques.

 

C’est une situation que l’union des chirurgiens dentistes combat depuis des années puisqu’elle est basée sur des facteurs économiques et pas médicaux. La phénomène est encore plus prononcé  dans le cas des réseaux fermés qui disposent de listes de professionnels limitées.

C’est pourquoi elle réclame que  la mise en place d’un contrat avec l'assurance maladie complémentaire (assureurs, instituts de prévoyance, ou organismes mutualistes) soit précédée par une convention dentaire qui réunirait l'Uncam (Union nationale des caisses d'assurance maladie), l'Unocam (Union nationale des organismes d'assurance maladie complémentaires) et les syndicats représentatifs de notre profession.

 

L'UJCD souhaite ardemment la mise en place d’une nomenclature actualisée par rapport aux évolutions scientifiques et qui permette à chaque prestation d’être rétribuée comme cela se doit. Rappelons que c’est déjà le cas dans la plupart des autres pays de l’Union Européenne.

 

Les mutuelles ne suivent pas la bonne voie

 

Les complémentaires se trompent d’ennemi. En effet, elles se basent sur le fait que les réseaux de soins permettront aux médecins d’avoir plus de patients. Si cela était vrai dans les années 80, ce n’est plus le cas de nos jours. En effet, les médecins ont plus de patients qu’il n’en faut et ne savent plus où donner de la tête. Les longues attentes pour un simple rendez vous en sont certainement l’exemple le plus flagrant. Et pour les patients, l’urgence serait plus de raccourcir les délais d’attente que de trouver des prix plus bas. C’est donc un constat amer qui s’impose : l’économie l’emporte sur l’éthique.

 

Par ailleurs, contraindre le patient à choisir un praticien précis pour avoir de meilleurs remboursements, c’est lui enlever sa liberté de choix. Cette loi met à mal le modèle social français dont la base est la liberté de choix pour le patient du praticien et du niveau de qualité qu’il souhaite.

 

L’égalité de tous devant les soins n’est plus respectée

Le principe de l’accès égal aux soins pour chaque citoyen, pourtant défendu par le président de la république, est bafoué par cette loi.

En effet, le patient se voit obligé de choisir un praticien donné sans pouvoir négocier son lieu d’exercice et ses prix. Et l’on peut se demander si bientôt, les patients ne se résigneront pas à opter pour les soins qui peuvent leur être remboursés qu’ils soient conformes ou pas à leurs traitements médicaux.

 

C’est une démarche qui arrange bien les mutuelles puisqu’elle leur permet de réduire les risques et d’augmenter leurs profits.  C’est ce qui explique la part active qu’elles prennent dans la cabale générale orchestrée depuis quelques semaines dans toute la presse contre les tarifs des médecins. Et sous le prétexte de défendre leurs assurés, elles alimentent la colère contre le corps médical.

 

Les mutuelles doivent regarder l’avenir

 

 Il y a des problèmes bien plus sérieux sur lesquels les mutuelles pourraient se pencher. Elles pourraient par exemple prendre une part active à la réforme du système en faveur de la valorisation et de prise en charge de l'ensemble des actes bucco dentaires. C’est un acte qui correspond davantage à principe d’exigence sociale et qui pourrait surtout améliorer leur niveau de qualité.

        

L'UJCD est très attachée à la qualité du système de soins français et continuera de la défendre. Elle continuera également de soutenir les chirurgiens dentistes dans l’exercice de leur profession et de les défendre contre l’isolement et la sous-rémunération.

Et ce sont ces questions que les mutuelles devraient privilégier au lieu de chercher à faire triompher la finance sur l’éthique.